Améliorer les notes scolaires en 5 étapes

Améliorer les notes scolaires est une préoccupation que de nombreux parents partagent à juste raison. Il est naturel qu’un parent, proche ou membre de la famille ait envie que l’enfant se donne toutes les chances possibles pour réussir ses contrôles, diplômes et par la suite un emploi ou une carrière

De plus, les notes scolaires sont aussi très révélatrices du fonctionnement général de l’enfant, que ce soit sur le plan des apprentissages, du comportement ou du bien-être psychologique et émotionnel. C’est pourquoi une soudaine chute des notes doit toujours attirer l’attention et induire des questions pour en déterminer l’origine :

  • Difficultés d’apprentissage ? 
  • Préoccupations anxieuses ? 
  • Harcèlement ? 
  • Désinvestissement ? 
  • Opposition à l’autorité ? 
  • Manque de motivation ?
  • etc… 

Dans cet article, nous allons aborder plus en détails les façons d’améliorer les notes scolaires sans pour autant aller jusqu’au burn-out scolaire qui serait totalement contre productif. 

Au moyen des recherches en préparation mentale, en psychologie cognitive mais aussi en psychologie sociale et pédagogie, vous trouverez ici 5 clefs pour améliorer les notes scolaires de votre enfant. 

1) Un travail d’équipe avec les parents et enseignants : voici comment cela influence les notes

Un enfant qui se sent soutenu par différentes personnes ou systèmes réussira toujours mieux. Les difficultés ou la pression scolaire seront plus faciles à surmonter. 

De plus, des études ont montré qu’avoir un regard positif sur l’enfant et croire en ses capacités est un facteur capable d’augmenter ses notes et même ses performances à des tests de QI !

C’est ce qu’on appelle l’effet Pygmalion. Je vous invite à regarder cette très courte vidéo qui explique son origine et comment cela fonctionne :

Cela marche tant du point de vue des enseignants que des parents. C’est prouvé. C’est ce qu’on appelle en psychologie les prophéties auto-réalisatrices. On pourrait résumer cela et le simplifier en disant que c’est une sorte d’effet placébo… 

Autrement dit :

Je crois sincèrement qu’un enfant va y arriver, je crois qu’il peut réussir son diplôme et avoir de meilleures notes. Cette croyance va modifier mon attitude envers lui, je vais lui donner plus d’attention, de sorte à lui faire croire à lui aussi qu’il peut y arriver. Mon attitude, ma croyance à son sujet va par effet rebond influencer sa motivation, sa confiance en lui et ainsi augmenter ses chances de réussite ! 

Le Saviez-vous ?

Ce sont aussi les croyances qui expliquent qu’on ne réussit pas parfois : syndrome de l’imposteur, conformation aux menaces de stéréotypes etc. 

En avoir conscience, permet de les travailler. Ici, nous mettons l’accent sur le fait que les croyances des autres sur nous : professeurs, parents, société face à une catégorie de personnes influencent nos propres performances !

2) Améliorer la motivation intrinsèque

Le point précédent sera d’autant plus efficace si l’enfant a une forte motivation intrinsèque. C’est la motivation qui vient de soi par opposition à la motivation extrinsèque (qui vient de facteurs ou de personnes externes). 

Comment ça fonctionne ?

Si la motivation est extrinsèque, elle est moins forte car elle dépend de facteurs extérieurs. En revanche, si la motivation est intrinsèque, elle vient de soi et est directement associée au plaisir.

Dans ce cas, il est alors plus facile de développer une discipline de travail, mais aussi d’être plus attentif, plus actif dans l’apprentissage et ainsi de retenir beaucoup plus vite et plus longtemps ces derniers. 

La motivation est liée aux réseaux de l’attention et des fonctions exécutives dans le cerveau (planification, raisonnement etc.), qui elles-même vont en quelque sorte booster les capacités mnésiques.
C’est le moteur essentiel à toute initiation à l’action ; dans ce cas précis : apprendre, faire ses devoirs etc. 


Comment activer la motivation intrinsèque ?

Pour l’activer chez un enfant peu motivé ou qui a perdu sa motivation, il faut trouver le moyen de donner du plaisir à l’apprentissage en fonction de ses goûts, de sa personnalité, d’un métier qu’il imagine pratiquer… 

Discuter de ces points avec l’enfant l’aidera à se sentir écouté et à lui donner un sentiment de contrôle. De cette façon, il pourra plus facilement s’engager et trouver une motivation à la réalisation de ses études. 

L’essentiel est que l’enfant trouve un intérêt à fournir un effort par rapport à un renforcement positif qui touche directement à ses émotions, à son plaisir ! 

3) Réduire la peur de l’échec

Un des facteurs les plus limitant et inhibant lorsqu’on prépare un examen, est la peur de l’échec. Elle peut créer une peur allant jusqu’à la panique au point d’en faire perdre ses moyens. 


Pourquoi a-t-on peur de l’échec ?

Avec la peur de l’échec en arrière plan, il peut être très difficile d’évaluer véritablement les capacités et connaissances d’un.e élève. 

La peur de l’échec peut être liée à la peur de la punition, à la peur de décevoir ou à la peur de perdre l’amour ou l’attention d’une personne, ou encore à la peur de recevoir un jugement négatif.

Ce sont sont autant de facteurs qui sont susceptibles de faire chuter la performance quel que soit le domaine. 

Comment réduire la peur de l’échec ?

En aidant l’enfant à déterminer quelle est l’origine de sa peur, il sera plus facile d’agir sur elle, et de la réduire. 

On pourra aussi aider le ou la jeune à prendre plus de recul sur celle-ci, notamment en lui faisant prendre conscience que ce sont les scénarios catastrophes et l’anticipation anxieuse des réactions des autres qui provoquent cette peur, plus que la confrontation à des faits avérés. 

La peur n’est pas forcément rationnelle même si elle peut s’appuyer sur des expériences négatives passées. 

En aidant l’enfant à utiliser son stress à bon escient : plutôt comme un moteur et non plus comme un frein quand il est présent en excès, il se donnera plus de chances d’atteindre ses objectifs. 

4) Booster la confiance en soi 

Pour améliorer ses notes, on peut également travailler sur l’augmentation de sa confiance en soi notamment sur le plan académique. Confronté à l’échec ou à la difficulté, cela relève du challenge mais cela n’a rien d’impossible !

Certaines techniques de préparation mentale sont efficaces. Voici un exemple :

On peut commencer par induire un état de relaxation et de relâche musculaire. Dans cet état, on peut chercher à retrouver en mémoire le souvenir d’une réussite, ou d’un moment où l’on a été fier de soi. Cela peut être difficile ou lointain, mais il y en a forcément. 

Dans cet exercice en état de relaxation, l’enfant ou l’ado doit ensuite rechercher les sensations physiques et les émotions associées à ce souvenir. Les retrouver, se reconnecter à elles, et régulièrement les réactiver en mémoire. 

Ainsi un enfant qui a tendance à revoir plutôt ses échecs ou de ruminer sur ce qui ne va pas, aura plus de chance de continuer à se mettre en échec

L’inverse est aussi vrai : en se centrant sur les réussites, sur ce qui fonctionne, un ou une jeune peut au contraire se donner plus de chance pour y arriver en activant sa confiance, en se préparant à la possibilité de réussir son objectif.

À partir de cet exercice, on pourra ensuite apprendre la technique du geste signal dont je vous parle plus amplement dans cet article publié au Huffpost

En savoir sur la préparation mentale

5) Développer l’attention, la mémoire, le raisonnement, organisation etc…

Une des façons d’améliorer les notes scolaires est de s’entraîner à développer ses facultés intellectuelles en général. 

Nous disposons tous de facultés intellectuelles plus ou moins développées selon les domaines, et nous disposons tous aussi de ce qu’on appelle la plasticité cérébrale qui permet d’apprendre de nouvelles choses et même d’être pourrait-on dire, être plus intelligent. 

La remédiation cognitive, le plus souvent pratiquée par les neuropsychologues permet d’entraîner les réseaux neuronaux liés à telle ou telle fonction (par exemple le raisonnement visio-spatial, l’attention, le raisonnement, la récupération en mémoire, la consolidation en mémoire etc).

La remédiation cognitive permet également d’utiliser par le biais d’exercices ou de stratégies apprises, d’autres connexions cérébrales de sorte à compenser des difficultés liées par exemple à des troubles neurodéveloppementaux comme le TDAH ou les troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyspraxie etc.)

En savoir plus

Afin d’obtenir les meilleurs résultats, le plus efficace est d’apprendre à l’étudiant à trouver en autonomie ses propres façons de résoudre des problèmes, et de s’organiser.

En développant mes propres stratégies pour mieux mémoriser ou mieux contourner une faiblesse, c’est plus motivant pour moi et donc plus facile de réussir à rester concentrer et actif pour réussir… 

Améliorer les notes scolaires : conclusion

Ces 5 astuces pour améliorer les notes scolaires et pour faciliter la réussite scolaire sont des pistes de réflexions pour mieux aider votre enfant ou élève à améliorer ses notes scolaires. 

Le mieux est toujours de tendre vers un apprentissage visant à les rendre autonomes dans cet apprentissage, mais parfois, en raison d’un blocage, de « freins psychologiques » ou même de facteurs qui ne concernent pas uniquement votre enfant, une aide extérieure pour vous aider vous et votre enfant

Il suffit parfois juste d’un déclic et de se sentir vraiment écouté pour se lancer… 

Il faut ainsi s’assurer également qu’il ou elle soit dans les bonnes conditions pour ces apprentissages, pour améliorer les notes scolaires. 

Contacter Alexandra Milazzo

Ainsi, prévenir les troubles mentaux des jeunes et s’assurer d’une bonne santé globale (y compris psychologique) est la base sur laquelle tout le reste pourra

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